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Mardi 26 février 2008

 

C'est alors qu'apparut le renard:undefined

- Bonjour, dit le renard.

- Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.

- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.

- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...

- Je suis un renard, dit le renard.

- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...

- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.

- Ah! pardon, fit le petit prince.

Mais, après réflexion, il ajouta:

- Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?

- Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu ?

- Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?

- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?

- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?

- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "créer des liens..."

- Créer des liens ?

- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...

- Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...

- C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses...

- Oh! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince.

Le renard parut très intrigué :

- Sur une autre planète ?

- Oui.

- Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?

- Non.

- Ça, c'est intéressant ! Et des poules ?

- Non.

- Rien n'est parfait, soupira le renard.

Mais le renard revint à son idée:

- Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique.
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Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince:

- S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.

- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.

- On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

- Que faut-il faire? dit le petit prince.

- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...

Le lendemain revint le petit prince.

- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur... Il faut des rites.

- Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.

- C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche:

- Ah! dit le renard... Je pleurerai.

- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...

- Bien sûr, dit le renard.

- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.

- Bien sûr, dit le renard.

- Alors tu n'y gagnes rien !

- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.

Puis il ajouta:

- Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.

Le petit prince s'en fut revoir les roses:

- Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.

Et les roses étaient bien gênées.

- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous.
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Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.



Et il revint v
ers le renard:

- Adieu, dit-il...

- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.

- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.

- C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

- C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir.

- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...

- Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.

par enfant des étoiles publié dans : poésie communauté : Les Grands Poètes
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Jeudi 21 février 2008

 

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Les p'tiots matineux sont 'jà par les ch'mins
Et, dans leu' malett' de grousse touél' blue
Qui danse et berlance en leu' tapant l'cul,
I's portent des liv's à coûté d'leu pain.

L'matin est joli coumm' trent'-six sourires,
Le souleil est doux coumm' les yeux des bêtes...
La vie ouvre aux p'tiots son grand liv' sans lett'es
Oùsqu'on peut apprend' sans la pein' de lire :
Ah ! les pauv's ch'tiots liv's que ceuss' des malettes !

La mouésson est mûre et les blés sont blonds ;
I' s' pench'nt vars la terr' coumm' les tâcherons .
Qui les ont fait v'ni' et les abattront :
Ça sent la galette au fournil des riches
Et, su'la rout', pass'nt des tireux d'pieds d'biche.
Les chiens d' deux troupets qui vont aux pâtis,
Les moutons itou et les mé's barbis
Fray'nt et s'ent'erlich'nt au long des brémailles
Malgré qu'les bargers se soyin bouquis
Un souér d'assemblé', pour eune garçaille.
Dans les ha's d'aubier qu'en sont ros's et blanches,
Les moignieaux s'accoupl'nt, à tout bout de branches,
Sans s'douter qu'les houmm's se mari'nt d'vant l'maire,
Et i's s'égosill'nt à quérrier aux drôles
L'Amour que l'on r'jitt' des liv's'de l'école
Quasi coumme eun' chous' qui s'rait pas à faire.
A l'oré' du boués, i' s'trouve eun' grand crouéx,
Mais les peupéiers sont pus grands dans l'boués.
L'fosséyeux encave un mort sous eun' pierre,
On baptise au bourg : les cloches sont claires
Et les vign's pouss' vart's, sur l'ancien cim'tiére !

Ah ! Les pauv's ch'tiots liv's que ceuss' des malettes !
Sont s'ment pas foutus d'vous entrer en tète
Et, dans c'ti qu'est là, y a d'quoué s'empli l'coeur !
A s'en empli l'coeur, on d'vienrait des hoummes,
Ou méchants ou bons - n'importe ben coumme! -
Mais, vrais coumm' la terre en friche ou en fleurs,
L'souleil qui fait viv'e ou la foud' qui tue.
Et francs, aussi francs que la franch' Nature,
Les p'tiots ont marché d'leu's p'tit's patt's, si ben
Qu'au-d'ssus des lopins de seigle et d'luzarne,
Gris' coumme eun' prison, haut' coumme eun' casarne
L'Ecole est d'vant eux qui leu' bouch' le ch'min.
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L'mét' d'école les fait mett'e en rangs d'ougnons
Et vire à leu'têt' coumme un général :
" En r'tenu', là-bas !… c'ti qui pivott' mal !..."
Ça c'est pou' l'cougner au méquier d'troufion.


On rent' dans la classe oùsqu'y a pus bon d'Guieu :
On l'a remplacé par la République !
De d'ssus soun estrad' le met' leu-z-explique
C'qu'on y a expliqué quand il 'tait coumme eux.
I'leu' conte en bieau les tu'ri's d' l'Histouére,
Et les p'tiots n'entend'nt que glouère et victouére :
I' dit que l'travail c'est la libarté,
Que l'Peuple est souv'rain pisqu'i' peut voter,
Qu'les loués qu'instrument'nt nous bons députés
Sont respectab's et doiv'nt êt respectées,
Qu'faut payer l'impôt... " Môssieu, j'ai envie ! ...
- Non ! .., pasque ça vous arriv' trop souvent !"
I veut démontrer par là aux enfants
Qu'y a des régu's pour tout, mêm' pou'la vessie
Et qu'i' faut les suiv'déjà, dret l'école.
I'pétrit à mêm' les p'tits çarvell's molles,
I'rabat les fronts têtus d'eun' calotte,
I' varse soun' encr' su' les fraîch's menottes
Et, menteux, fouéreux, au sortu' d'ses bancs
Les p'tiots sont pus bons qu'â c'qu'i' les attend:
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Ça f'ra des conscrits des jours de r'vision
Traînant leu' drapieau par tous les bordels,
Des soldats à fout'e aux goul's des canons
Pour si peu qu'les grous ayin d'la querelle,
Des bûcheux en grippe aux dents des machines,
Des bons citoyens à jugeotte d'ouée :
Pousseux d'bull'tins d'vote et cracheux d'impôts,
Des cocus devant l'Eglise et la Loué
Qui bav'ront aux lév's des pauv's gourgandines,
Des hounnètes gens, des gens coumme i'faut
Qui querv'ront, sarrant l'magot d'un bas d'laine,
Sans vouer les étouel's qui fleuriss'nt au ciel
Et l'Avri' en fleurs aux quat' coins d'la plaine !...

Li ! l'vieux met' d'école, au fin bout d'ses jours
Aura les ch'veux blancs d'un déclin d'âg' pur ;
I' s'ra ensarré d'l'estime d'tout l'bourg
Et touch'ra les rent's du gouvernement...
Le vieux maît' d'écol' ne sera pourtant
Qu'un grand malfaiseux devant la Nature !..

Gaston couté

 

par enfant des étoiles publié dans : poésie communauté : Les Grands Poètes
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Mardi 19 février 2008

Du fait de l’affermage, les véritables gestionnaires de la Ferme étaient tenues par quelques grandes familles. Même si la volonté politique restait entre les mains du Fermier Général, les fermiers restaient les véritables maîtres du système. Ils se regroupaient en « compagnie », véritable directoire de direction. Afin de ne pas voir évoluer le prix du bail, lequel était indexé sur le profit octroyer par les taxes, les fermiers brûlaient leurs comptes tous les quinze jours. Le roi ne connaissait donc pas la véritable situation financière de ces fermiers. Il avait pourtant un aperçu de ce que cela pouvait représenter puisqu’à chaque fois que le bail était renouvelé, les fermiers prêtaient de l’argent au trésor royal. C’est pourquoi, le roi usa à plusieurs reprises du fait du prince en résiliant le bail avant terme et en substituant aux fermiers généraux des postes un régisseur qui le renseignait sur le montant des recettes et ainsi, lui permettait de fixer, à terme, un prix du bail plus juste.

 

Le Contrôleur Général des Finances

 

Au XVIIIe siècle, le peu d’efficacité des entreprises de messageries font qu’elles sont peu utilisées, par conséquent leurs affaires sont mauvaises. Turgot, devenu Contrôleur général des finances le 24 avril 1774 va se trouver confronté à ce problème. Prenant conscience du mauvais état des chemins, cause importante de la défection du public, il veut réformer les circuits de distribution. En priorité, il lui faut améliorer le réseau et augmenter la vitesse des véhicules. Il va multiplier le service des diligences dans toute la France. Pour cela, il doit connaître exactement l’état des messageries et du transport. Voici la réponse, en date du 24 septembre 1775, envoyé par le Surintendant de la généralité du Berry, le Baron d’Ogny à la demande de renseignements de Turgot.

 

« Monsieur,

 

Je me suis occupé de l’objet de votre lettre du 9 septembre dernier concernant les diligences et messageries : Il paroit que l’état actuel de cette partie est pour le moment très peu susceptible de changements dans ma généralité. Les voitures publiques qui servent à la correspondances de proche en proche, et de l’intérieur au dehors ; consistent en un seul carosse et treize messageries qui n’en composent effectivement que dix parce que ce même carosse en exploite une, qu’il y en a deux autres aussi desservies qu’avec une seule voiture, et qu’une 3eme, celle de Bourges à Tours n’est plus exploitée depuis nombres d’années. Elle appartient à l’Université de Bourges qui est également propriétaire de deux autres. Toutes ces messageries dont l’établissement est dans la capitale ne sont autre chose que des charettes couvertes d’une simple toile cirée, et de grandeur à contenir 6 à 8 personnes au besoin. On ne peut rien de plus rude et de plus incommode pour les voyageurs qui sont dans le cas de s’en servir ; mais il seroit impossible d’y en substituer une autre espèce, soit en raison du mauvais état des chemins qu’elles ont à suivre, et sur lesquels il n’y a, ni il ne peut y avoir de Postes, soit parce que les Messagers ne se tirent qu’avec peine d’affaire en ce tant qu’avec les petits privilèges dont ils jouissent que parce que le principal emploi de leur messagerie est de conduire tous les articles dont les rouliers peuvent se charger, comme fer, laine,bois, chanvre ceci seroit impraticable avec des voitures telles qu’elles sont projetées par la nouvelle régie. Il sera cependant possible d’en établir une dans quelques temps de Bourges à La Charité, une autre de Bourges à Gien nouvelle grande route de Paris et peut être une ou deux autres de Bourges à Chateauroux ; mais dans ce moment, je ne verrois qu’une diligence à six place à substituer au carosse actuel qui va de Bourges à Paris passant par Orléans, avec une chaise pour les cas extraordinaire.

 

Il n’est pas possible d’évaluer le rapport des messageries, ceux qui les exploitent sont hors d’état d’en rendre compte, attendu qu’ils ne tiennent aucun registre de la majeure partie des objets qu’ils conduisent.

 

Au surplus, j’auroy l’honneur de vous observer que les détails dans lesquels je vient d’entrer ne regardent point les villes de ma généralité qui sont situées sur la grande route de Paris à Toulouse, telle que Vierzon, Chateauroux et Argenton, ni celles qui se trouvent sur la route de Paris à Lyon comme Pouilly et La Charité… »

 
par enfant des étoiles publié dans : histoire locale communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 18 février 2008
    Difficile de publier un de ses écrits mais voilà longtemps que j'en ai envie. Oh, ce n'est pas la même chose lorsque j'écris sur l'histoire de La Poste ou tout autre sujet qui me passionne. Non, là le plus dur, c'est que cela me concerne moi, mon intime évidence, celle qui ne cesse de me turlupiner, de tintinnabuler .
    Alors j'espère que ceux qui liront ce petit poême me laisseront un commentaire, histoire que je sache si cela vaut le coup que je continue à tater de la plume.

Valentine_Flowers_by_streetchild.jpg

Je souhaite que cette fleur si simple

Déposée pour vous, vous accompagne
Et vous apporte une vie qui se teinte
De mille couleurs, tel un arc-en-ciel !
 

 

 Elle est seule, comme nous deux,
Mais rayonne de mille feux !
C’est la seule fleur qui soit capable
De traverser tous les obstacles.
 

 

  Elle s’éveille au printemps, renait
Et brille par sa beauté et sa simplicité,
Le matin printanier lui apporte sa rosée
Qui de tant de perles vient l’auréoler !
 

 

  C’est, pour moi, un symbole très fort.
Elle seule donne ce regard sur la vie,
Elle seule dépose dans le cœur
Ces instants furtifs de bonheur !
 

 

  Par votre écoute et votre gentillesse,
Vous m’avez tendu la main,
M’avez donner la joie, ôter ma tristesse !
Vos mains sont le pendant de votre chemin.
 

 

 

 Sans mots, juste avec sa beauté intérieure !

Vos mains sont ses pétales, elles savent écouter !
 

 

  N’en doutez pas, vous êtes sa jumelle,
Vous avez la même faculté, la plus belle !
Vous êtes une personne rare qui sait donner,
Votre âme est à la hauteur de votre sincérité !
 

Gold_and_silver_by_kil1k.jpg  

  Vous avez l’intelligence du cœur !
Et vous connaître est un honneur.
Continuez et restez tel que vous êtes,
Car c’est ainsi que j’aime vous voir !
 

 

  En attendant cet instant féérique
Où vos mains me parleront à nouveau,
Je vous dit « merci ! », l’éthique n’est pas un leurre,
Vous avez vraiment l’intelligence du cœur !

 

faon, enfant des étoiles

 



par Faon publié dans : poésie communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 17 février 2008

Voilà quinze ans qu'on fait le trottoir
pour le Mexicain
j'ai pas l'intention de continuer
à tapiner pour son fantôme. 

Le trottoir, le tapin, c'est drôle ça ? On croirait que tu cherches le mot qui blesse ? 
 

C'est des images. 
 

Les images, ça m'amusait quand j'étais petite, j'ai passé l'âge ! J'dis pas que Louis était toujours très social, non, il avait l'esprit de droite. 
 

Oh, dis eh ! 
 

Quand tu parlais augmentation ou vacances, il sortait son flingue avant que t'aie fini. Mais il nous a tout de même apporté à tous la sécurité. 
 

Ramasser les miettes, vous appelez ça la sécurité vous ? Vous savez combien il nous a coûté le Mexicain en quinze ans ? Vous savez combien qu'il nous a coûté ?? Oh, dis leur Paul, moi j'peux plus. 
 

A 500 sacs par mois, rien que de loyer, ça fait 6 briques par an : 90 briques en 15 ans. 
 

Plus 30 briques de moyenne par an sur le flambe. Vous savez à combien on arrive ? Un demi milliard ! Et toi pareil pour la petite ferme. Ben dis que c'est pas vrai ! 
 

J'ai rien dis ! 
 

Ben moi j'dis que j'lâcherais plus une tune ! Et j'vous invite à tous en faire autant. 
 

Vous invitez, vous invitez ... C'est très aimable, mais il y a des invitations ... 
 

Qu'est ce qui te gène toi ? 
 

Le climat : trois morts depuis hier, si ça doit tomber comme à Stalingrad... Une fois ça suffit. J'aime autant garder mes distances. 
 

Dis donc t'essaierais pas de nous faire porter le chapeau des fois ? Faut le dire tout de suite, hein : Il faut dire Monsieur Raoul vous avez buté Henri, vous avez même buté les deux autres mecs ; vous avez peut être aussi buté le Mexicain, puis aussi l'archiduc d'Autriche... 

par les tontons flingueurs texte d'Audiard publié dans : humour communauté : Détente et loisirs à gogo
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